Mercredi 14 novembre 2007
Eglise, culture et tradition
Ce matin je discutais avec un membre de notre église à propos de la différence de comportement entre un protestant traditionnel et un protestant non moins traditionnel mais qui arrive d'une culture différent de celle où il est nouvelement plongé.
Les chrétiens traditionnels qui baignent dans leur culture ont une certaine foi, certaines convictions comme l'importance de la Bible, la notion qu'il existe un Dieu dans le ciel et peut-être un sauveur qui leur donnera la vie éternelle au dernier jour. Ils sont attachés à leur "église", en général ils arrivent à l'heure pour le culte, ils mènent leurs enfants à l'heure au KT et leur église anime pour eux un nombre plus ou moins grand d'activités pour entretenir cet ensemble de foi, de religion et de culture. Comme on le dit : religion dérive aussi d'un mot qui signifie "relier" aussi soutiennent-ils modérément leur église, juste assez pour qu'elle continue d'exister encore un temps et qu'elle les relie à ce qui fit leur jeunesse, à ce qui fondent leur conviction. Lorsqu'ils conduisent leurs enfants au KT-CLUB c'est pour qu'ils reçoivent cet ensemble de religion, de foi, de conviction et de culture protestante qui est la leur et qui au fond fait partie de leur vie.
Les protestants traditionnels qui ont été arrachés à leur culture, surtout pour des raisons économiques, ou de violences dûes à la guerre, c'est à dire arrachés assez brutalemement par la nécessité, partagent avec les précédents tout ce qui fait l'attrait de la religion pour l'être humain. Mais pour eux le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne soutient plus de la même manière leur rapport à cette religion. Elle ne les relie plus aussi directement à leur fondement. Les lieux de cultes occidentaux sont quasiemnet déserts, l'homme blanc est souvent distant lorsqu'il n'est pas froid ou pur intellecutalité, voire utilitaire réduisant la personne à la fonction qu'elle peut occuper ne serait-ce qu'un temps. Les cantiques sont occidentaux, ce qu'on ne saurait leur repprocher bien sûr, mais tout cela met de la distance entre la personne et l'objet transcendant qu'elle pourrait viser par sa religion. De ce fait nombreux sont les "déplacés" qui ne manifestent plus beaucoup d'attachement à la religion qui pourrait être la leur. Celle-ci leur propose bien un système de valeurs qui semble-t-il pourrait leur être commun à eux et à nous mais qui de fait dans l'expression ne l'est plus. Il me semble que les savants appellent cela : "l'inculturation". L'Evangile et la foi s'expriment aussi par la culture dans laquelle nous vivons. L'attachement à la religion première demeure longtemps. J'en prends pour démonstration la quasi nécessité dans laquelle beaucoup d'immigrés se trouvent de renvoyer les corps de leur défunts "au pays".
Pour que ces deux populations se rencontrent, il faut un effort de part et d'autre. On n'accueille pas un étranger dans sa communauté seulement avec des mots, mais aussi avec des gestes et des actes qui démontrent cet accueil. Pour cet étranger il y a aussi un pas semblable à faire pour aller vers l'autre mais les obstacles ne manquent pas et le sentiment de supériorité/infériorité n'y est pas pour rien.
Avec mon interlocuteur nous avons pensé qu'en fait si il y avait plus de feu dans ces fois-ci, ce feu ferait bien "feu de tout bois". Au fond dans les deux cas cela nous montre à quel point nous vivons notre religion loin, très loin au delà de la liberté qu'elle nous propose. Gédéon avait su bruler le poteau et l'idole de son père parce qu'il avait été saisi par un "ange de Dieu". Notre préoccupation était donc, comment amener les uns et les autres à brûler pour Christ?
Ami lecteur si vous avez une idée sur la question dites le nous !
Un début de réponse pourrait être que nous qui sommes en place et qui sommes les "fonctionnaires" de cette relgion nous n'avons pas encore commencé à brûler...
Ce matin je discutais avec un membre de notre église à propos de la différence de comportement entre un protestant traditionnel et un protestant non moins traditionnel mais qui arrive d'une culture différent de celle où il est nouvelement plongé.
Les chrétiens traditionnels qui baignent dans leur culture ont une certaine foi, certaines convictions comme l'importance de la Bible, la notion qu'il existe un Dieu dans le ciel et peut-être un sauveur qui leur donnera la vie éternelle au dernier jour. Ils sont attachés à leur "église", en général ils arrivent à l'heure pour le culte, ils mènent leurs enfants à l'heure au KT et leur église anime pour eux un nombre plus ou moins grand d'activités pour entretenir cet ensemble de foi, de religion et de culture. Comme on le dit : religion dérive aussi d'un mot qui signifie "relier" aussi soutiennent-ils modérément leur église, juste assez pour qu'elle continue d'exister encore un temps et qu'elle les relie à ce qui fit leur jeunesse, à ce qui fondent leur conviction. Lorsqu'ils conduisent leurs enfants au KT-CLUB c'est pour qu'ils reçoivent cet ensemble de religion, de foi, de conviction et de culture protestante qui est la leur et qui au fond fait partie de leur vie.
Les protestants traditionnels qui ont été arrachés à leur culture, surtout pour des raisons économiques, ou de violences dûes à la guerre, c'est à dire arrachés assez brutalemement par la nécessité, partagent avec les précédents tout ce qui fait l'attrait de la religion pour l'être humain. Mais pour eux le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne soutient plus de la même manière leur rapport à cette religion. Elle ne les relie plus aussi directement à leur fondement. Les lieux de cultes occidentaux sont quasiemnet déserts, l'homme blanc est souvent distant lorsqu'il n'est pas froid ou pur intellecutalité, voire utilitaire réduisant la personne à la fonction qu'elle peut occuper ne serait-ce qu'un temps. Les cantiques sont occidentaux, ce qu'on ne saurait leur repprocher bien sûr, mais tout cela met de la distance entre la personne et l'objet transcendant qu'elle pourrait viser par sa religion. De ce fait nombreux sont les "déplacés" qui ne manifestent plus beaucoup d'attachement à la religion qui pourrait être la leur. Celle-ci leur propose bien un système de valeurs qui semble-t-il pourrait leur être commun à eux et à nous mais qui de fait dans l'expression ne l'est plus. Il me semble que les savants appellent cela : "l'inculturation". L'Evangile et la foi s'expriment aussi par la culture dans laquelle nous vivons. L'attachement à la religion première demeure longtemps. J'en prends pour démonstration la quasi nécessité dans laquelle beaucoup d'immigrés se trouvent de renvoyer les corps de leur défunts "au pays".
Pour que ces deux populations se rencontrent, il faut un effort de part et d'autre. On n'accueille pas un étranger dans sa communauté seulement avec des mots, mais aussi avec des gestes et des actes qui démontrent cet accueil. Pour cet étranger il y a aussi un pas semblable à faire pour aller vers l'autre mais les obstacles ne manquent pas et le sentiment de supériorité/infériorité n'y est pas pour rien.
Avec mon interlocuteur nous avons pensé qu'en fait si il y avait plus de feu dans ces fois-ci, ce feu ferait bien "feu de tout bois". Au fond dans les deux cas cela nous montre à quel point nous vivons notre religion loin, très loin au delà de la liberté qu'elle nous propose. Gédéon avait su bruler le poteau et l'idole de son père parce qu'il avait été saisi par un "ange de Dieu". Notre préoccupation était donc, comment amener les uns et les autres à brûler pour Christ?
Ami lecteur si vous avez une idée sur la question dites le nous !
Un début de réponse pourrait être que nous qui sommes en place et qui sommes les "fonctionnaires" de cette relgion nous n'avons pas encore commencé à brûler...