Le futur ; "Je ne manquerai de rien." m'a toujours gêné. Serait-ce seulement dans le futur que je ne manquerai de rien ? Je me souviens d'une dame âgée paralysée qui citait souvent ce psaume. Voulait-elle dire qu'un jour, Dieu étant son Berger, il l'a conduira ... à ne manquer de rien, ou bien voulait-elle dire avec foi que Dieu était son Berger maintenant et qu'il le sera toujours et que la conséquence était bien que malgré sa paralysie elle savait qu'elle était maintenant dans les vertes prairies où son Dieu l'a conduisait ?
Techniquement : La conjugaison hébraïque du verbe est à "l'imparfait" ce qui peut être en français un "futur", conjugaison dite aussi "non accompli". Cela exprime une action, un processus ou une condition non accomplie, inachevée, prolongée ou répétée. L’éventail de sens est très large
Un bon prof de français nous dirait que le futur après l'affirmation : Dieu est mon berger, signifie à la fois l'action présente et exprime qu'il en sera toujours ainsi dans le futur. Seulement je remarque que tout le monde ne l'entend pas ainsi et que dans les jours sombres de la vie on l'exprime comme un futur, temps favorable où un mieux apparaîtra.
L'intérêt de traduire en français force la foi !
Il impose de prendre position. Dieu se montrerait-il mon Berger seulement dans les situations où avec mes critères je me sens bien ? Dans ce cas que fait Dieu et quel visage a-t-il dans les moments de dérelection ? S'il est mon berger ne l'est-il pas en toutes circonstances ?
Je me souviens d'une période très difficile où ma prière ne montait pas plus haut que le plafond et ne sortait pas des murs du salon où je priais. C'est alors que je pris cette première phrase du psaume 23 pour "prendre position" dans la situation qui était la mienne. Là au milieu de mes difficultés j'affirmais au présent que Dieu était bien mon Berger. Bien que je sois dans l'adversité et les difficultés en tous genres, lui étant mon berger j'étais bien sur les vertes prairies qui convenaient à ma situation . C'était là précisément que mon Berger me menait au repos et ce tumulte autour de moi n'était rien d'autre que les eaux tranquiles qu'il avait prévu pour moi dans sa grâce. Ayant ainsi prié pour prendre position, je vis les murs et le plafond de mon salon s'écarter et ma vie changer.
Ainsi Dieu est-il toujours notre Berger.
Il l'est pour les martyr d'aujourd'hui, comme ceux d'hier, au moment même ou leurs ennemis semblent triompher. Dieu n'est pas le Berger des bien-portants et de ceux qui réussisent gros et gras qu ine traversent aucune crise, il est le Berger de tous ceux qui par la foi se confient en lui !
il a été notre Berger, il l'est en ce moment même, il le sera demain et toujours. Amen